Levée de la confidentialité des rapports de synthèse

 

En France, le Conseil national des universités (CNU) demande que les rapports des jurés lui soient remis au moment de la qualification d’une thèse. Mais à Genève, lesdits rapports sont confidentiels. Jusqu’à présent prévalait une politique du cas par cas : les documents étaient remis sous scellés aux candidat-e-s qui en avait besoin. Considérant cette pratique peu avantageuse pour les candidat-e-s genevois-es, l'ACIL s'est adressée en 2015 au vice-doyen en charge des relations avec le CCER. Plutôt que de renoncer à une confidentialité particulièrement valorisée dans le monde académique anglo-saxon, le vice-doyen a proposé de lever celle, non des rapports des experts, mais du rapport de synthèse, dans une version pour laquelle les jugements particuliers seraient rendus anonymes. Approuvée par l'AG de l'ACIL fin 2015, puis acceptée par le collège des professeurs, cette mesure est effective pour les thèses soutenues depuis septembre 2016 (sans rétroaction possible). Le rapport de synthèse rédigé par le président du jury est transmis aux docteur-e-s avant le dépôt de leur thèse en bibliothèque, et peut être directement communiqué aux différentes institutions auprès desquelles ils ou elles pourraient avoir à le soumettre.